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La reconstruction de l'EHPAD de Faverges a été pensée pour permettre le regroupement des établissements de Chevaline et de Faverges.
Ce n'est pas un luxe, mais une nécessité pour répondre à l'évolution de la dépendance et aux attentes des résidents et de leurs familles.
Avec des personnes âgées qui entrent de plus en plus tard en EHPAD et dans un état de dépendance avancée, les locaux actuels ne permettent plus d'offrir des conditions de vie dignes et sécurisées.
Reconstruire, c'est aussi éviter les perturbations liées à des rénovations en site occupé, tout en augmentant la capacité d'accueil pour absorber la demande croissante.
Le terrain acquis à l'entrée sud de Faverges offre une opportunité unique pour bâtir un EHPAD moderne, inclusif et adapté aux défis du vieillissement.
Âge moyen à l'admission en hausse : En 2024, l'âge moyen des résidents à leur entrée à l'EHPAD de Faverges était de 87 ans (contre 82 ans en moyenne nationale il y a 10 ans). 80% des nouveaux résidents sont en GIR 1 ou 2 (dépendance sévère), contre 60% il y a 5 ans.
Causes : Maintien à domicile prolongé (grâce aux aides techniques et aux aidants familiaux), mais avec une dépendance accrue à l'arrivée en EHPAD. Profil médical complexe : Multi-pathologies (Alzheimer, Parkinson, diabète), nécessitant des soins spécialisés et des locaux adaptés (ex. : unités protégées, salles de kinésithérapie).
Conséquences pour l'EHPAD : Besoin en personnel qualifié (infirmières, ergothérapeutes) et en équipements médicaux (lits médicalisés, dispositifs anti-chutes). Locaux actuels inadaptés : Les chambres doubles, les couloirs étroits et l'absence d'espaces thérapeutiques aggravent les risques (chutes, isolement, dégradation rapide de l'état de santé).
Le site historique date de 1904. La dernière rénovation (1998-2002) a permis d'ajouter 2 étages à un bâtiment, mais au prix de compromis (passerelle en pente dangereuse pour les fauteuils, espaces réduits).
Contraintes réglementaires : Normes incendies et accessibilité : Mise aux normes impossible sans une reconstruction totale (ex. : ascenseurs, issues de secours). Exigences HAS (Haute Autorité de Santé) : Les chambres doubles ne sont plus tolérées dans les nouveaux projets, et les locaux doivent répondre à des critères stricts (surface minimale, intimité, sécurité).
Des conditions de travail et de vie dégradées tant pour les salariés que les résidents, absence d'espace d'animation distinct de la salle de restauration, les résidents passent donc de leur chambre à la salle de restauration-animation, sans lieu dédié aux temps spécifiques = manque de convivialité et de confort.
Chambres doubles obsolètes : 25 chambres doubles (sur 70 lits) ne répondent plus aux standards de dignité et d'intimité exigés aujourd'hui (recommandations HAS, charte des droits des personnes âgées).
Problématiques : Manque d'espace personnel pour les résidents (rangement, mobilier adapté). Difficultés pour les soins individualisés (ex. : troubles cognitifs nécessitant un environnement calme). Risques psychologiques (conflits, stress) et hygiéniques (propagation des infections).
Comparaison : Les nouveaux EHPAD privilégient des chambres individuelles (90% des projets récents en Haute-Savoie).
Capacité d'accueil limitée : 70 lits, avec une liste d'attente croissante (44 dossiers à Faverges en 2024). Besoin non couvert : La gérontocroissance ( 77% de 70 ans et plus d'ici 2040) et bassin de recrutement en tension, seul établissement entre St Jorioz et Ugine.
Manque de diversité dans l'offre : Aucun lit d'accueil temporaire (pour répit des aidants) ou d'accueil de jour (pour personnes autonomes mais isolées). Exemple : Le site de Saint-Jorioz propose une unité protégée et des activités adaptées, mais Faverges ne peut pas répondre à ces besoins faute d'espace.
Terrain acquis par la Communauté de Communes : Localisation stratégique : Entrée sud de Faverges, proche du lycée La Fontaine (synergies avec les formations en soins et services à la personne et coiffure esthétique = permet de favoriser le prendre soin).
Surface suffisante pour augmenter la capacité (passer de 70 à 120 lits, dont des lits temporaires) et créer des espaces dédiés (accueil de jour, PASA, ateliers thérapeutiques). Et surtout, intégrer des chambres individuelles (100% des chambres, avec salles de bain adaptées).
Exemple concret : Une résidente en GIR 2 (dépendance sévère) pourrait bénéficier d'une chambre individuelle avec douche adaptée. D'un accueil de jour pour son mari (aidant épuisé), lui permettant de souffler 2 jours/semaine. D'ateliers stimulants (musicothérapie, jardinage) dans des locaux sécurisés.
Attractivité renforcée : Locaux modernes = argument clé pour recruter (ex. : infirmières, aides-soignantes). Conditions de travail améliorées : Espaces ergonomiques (postes de soins adaptés, salles de pause). Réduction des risques (moins de manutentions difficiles, équipements aux normes). Diversité des missions : Nouveaux services (accueil de jour, temporaire) = opportunités de formation et d'évolution pour le personnel.
Réponse aux enjeux démographiques : Anticipation de la hausse des 75 ans et plus ( 77% d'ici 2040). Désengorgement des hôpitaux : L'accueil temporaire évite les hospitalisations longues pour les aidants épuisés. Création d'emplois locaux : 20-30 postes supplémentaires (soignants, animateurs, personnel logistique). Partenariats avec le lycée La Fontaine : stages, alternance, bénévolat étudiant. Image moderne et solidaire : EHPAD exemplaire en matière d'inclusion (accueil de jour pour les seniors isolés) et d'innovation (PASA, ateliers intergénérationnels).
Coût du projet : Budget estimé : 23-25 M€ (au regard des constructions récentes sur le département). Financement : Subventions : ARS, Conseil Départemental, CNSA et Vente du site actuel.
Acceptabilité locale : Craintes possibles : Perte du "cœur historique" de l'EHPAD en centre-ville. Sentiment de sortir les ainés du cœur de ville et de son animation.
Solutions : Communication transparente : Réunions publiques, visites virtuelles du futur EHPAD. Mise en avant des gains : Qualité de vie des résidents, création d'emplois, partenariats locaux.
Risques pour les résidents : Bruit, poussière, stress : Les travaux en site occupé dégraderont leur qualité de vie (ex. : résidents atteints de troubles cognitifs sensibles aux changements). Déménagements temporaires : Nécessité de reloger des résidents pendant les travaux, avec des risques de désorientation (surtout pour les personnes âgées dépendantes). Exemple concret : Lors de la rénovation de 1998-2002, 15% des résidents ont présenté une aggravation de leur état de santé (chutes, anxiété) pendant les travaux.
Risques pour le personnel : Conditions de travail dégradées : Bruit, organisation perturbée, turnover accru (ex. : 3 démissions d'aides-soignantes pendant les travaux de 2002). Surcharge administrative : Gestion des plannings, des relogements, et des réclamations des familles.
Coût et durée : Rénovation = 80-90% du coût d'une reconstruction (étude GERONTIM 2019), pour un résultat moins performant (ex. : impossibilité de supprimer les chambres doubles). Durée estimée : 3 à 5 ans (contre 2 ans pour une reconstruction sur un nouveau site), avec des perturbations permanentes.
Urgence démographique : Avec 80% de résidents en GIR 1-2 et un âge moyen de 87 ans, l'EHPAD doit anticiper des besoins en soins lourds (ex. : unités Alzheimer, espaces de rééducation). Exemple : Le site de Saint-Jorioz, modernisé en 2018, a réduit de 30% les hospitalisations grâce à ses locaux adaptés.
Impossibilité de s'adapter sur le site actuel : Agrandir = impossible (terrain trop petit). Rénover = risqué et coûteux (perturbations pour les résidents, coût proche d'une reconstruction).
Opportunité du nouveau site : Terrain disponible (entrée sud de Faverges) pour construire un EHPAD moderne, spacieux et sécurisé. Synergies locales (lycée La Fontaine, transports) pour fidéliser les professionnels et ouvrir l'établissement sur la ville.
La reconstruction de l'EHPAD de Faverges sur le site sud est une opportunité unique pour : Moderniser l'offre : Chambres individuelles, accueil temporaire et de jour, espaces thérapeutiques. Répondre aux besoins démographiques : 30 à 50 lits pour absorber la gérontocroissance. Améliorer les conditions de travail : Locaux adaptés = recrutement facilité. Créer des synergies locales : Partenariats avec le lycée, associations, services de santé.
Le constat : une nécessité liée au regroupement des établissements de Chevaline (50 lits) et Faverges (70 lits).
Aujourd'hui, l'EHPAD, situé en centre-ville, ne peut absorber 50 résidents de plus et ne répond plus aux besoins actuels : 80% des résidents arrivent avec une dépendance sévère (GIR 1-2), à un âge moyen de 87 ans. Les locaux, vieillissants et inadaptés, mettent en danger la sécurité et la dignité des résidents (chambres doubles, couloirs étroits, absence d'espaces thérapeutiques spécifiques, …). 70 lits seulement, avec une liste d'attente en hausse (44 dossiers en 2024).
Reconstruire sur site, coûterait plus cher qu'une construction nouvelle et prendrait plus de temps, avec des perturbations insupportables pour les résidents et le personnel.
Une rénovation en site occupé = un risque humain et financier. Bruit, poussière, stress : Lors des travaux de 1998-2002, 15% des résidents ont vu leur état de santé se dégrader (chutes, anxiété). Coût et durée : 80-90% du prix d'une reconstruction, pour un résultat moins performant (impossible de supprimer les chambres doubles).
Une extension = une impasse technique. Le site actuel est trop petit pour agrandir sans détruire des services publics (comme la poste). Impossible de créer des espaces modernes (accueil de jour, chambres individuelles) sans tout reconstruire.
Nous refusons de gaspiller l'argent public pour une solution à moitié efficace.
Après une étude de besoins et une analyse projective, la direction de l'établissement et l'AMO ont sélectionné un site à l'entrée sud de Faverges : Proche du lycée La Fontaine : synergies avec les formations en soins, mais aussi les formations coiffure et esthétisme (take care), stages pour les jeunes. À côté du futur pôle sportif : un lieu de vie partagé pour tous (résidents, familles, associations). Accès facilité : Proche du futur pôle intermodal, des voies qui seront aménagées pour les piétons et fauteuils, minibus adapté pour les déplacements en ville, transport à la demande.
Nos aînés ne seront pas exclus : ils bénéficieront de locaux neufs, adaptés et sécurisés, tout en restant au cœur de la vie locale.
Pour les résidents : Chambres individuelles, accueil de jour, salles d'activités, d'animation autres que la seule salle de restauration actuelle. Pour les professionnels : Locaux ergonomiques, postes de soins adaptés, opportunités de formation. Pour la commune : Création d'emplois locaux, mixité générationnelle.
Un projet responsable, solidaire et anticipateur des besoins démographiques ( 77% de 75 ans et plus d'ici 2040).
Certains pourraient dire que ce projet éloigne les aînés du centre-ville. C'est faux : Le nouveau site est à 5 minutes du centre, avec des accès qui seront aménagés et un minibus dédié (déjà en fonction). Le complexe sportif et le lycée créeront un lien social renforcé entre générations. La réhabilitation du bâtiment administratif en logements permettra de mixer les âges en centre-ville.
Nous ne tournons pas le dos à nos aînés : nous leur offrons un cadre de vie digne, sécurisé et intégré dans la dynamique de notre territoire.
Ce projet a été étudié et chiffré par des experts. Il répond à : L'urgence démographique (hausse de la dépendance, liste d'attente). Les normes de sécurité et de dignité (HAS, accessibilité). Les attentes des professionnels (conditions de travail, attractivité).
Nous assumons ce choix courageux et nécessaire, pour que Faverges-Seythenex reste une commune solidaire, innovante et tournée vers l'avenir.
Si l'option d'une extension sur le bâtiment administratif actuel a été étudiée, elle s'est heurtée à plusieurs réalités incontournables. Tout d'abord, l'extension indispensable des surfaces nécessaires, constructions, parkings du personnel et des visiteurs, aires de livraisons. Une extension sur site impossible, n'aurait pas résolu les contraintes majeures liées à la nécessaire rénovation des deux bâtiments existants, notamment les difficultés techniques et humaines d'une rénovation en site occupé, comme détaillé précédemment. Ensuite, le bâtiment administratif, vétuste et inadapté, n'aurait pu s'intégrer dans ce projet qu'au prix de sa destruction totale, ce qui aurait posé la question cruciale du relogement des services publics essentiels, comme la poste, sans garantie de maintien de leur accessibilité pour tous.
Par ailleurs, notre diagnostic territorial a révélé un besoin urgent de logements pour les jeunes et les jeunes ménages, souvent en difficulté pour se loger dans notre commune. La réhabilitation du bâtiment administratif en logements, tout en conservant la poste, offre ainsi une réponse concrète et positive à cette attente, en favorisant la mixité générationnelle et sociale au cœur de la ville.
Certains pourraient craindre que ce projet éloigne nos aînés du centre-ville et les isole. Rien n'est plus faux. D'abord, la proximité immédiate du lycée et de ses filières professionnelles permettra de créer des synergies entre les générations : les jeunes en formation pourront ainsi trouver des lieux de stage ou d'emploi au sein même de l'EHPAD, tandis que les résidents bénéficieront de leur dynamisme. Ensuite, le complexe sportif en construction servira de trait d'union entre l'ancien et le nouveau site, avec un espace de vie partagé ouvert à tous – résidents, familles, sportifs, associations. Ce lieu, pensé comme un carrefour intergénérationnel, favorisera les échanges et renforcera le lien social.
Enfin, la distance entre le centre-ville et le nouveau site reste raisonnable : les voies d'accès seront aménagées pour faciliter les déplacements à pied ou en fauteuil, et l'établissement dispose d'un minibus adapté pour permettre aux résidents de se rendre en ville en toute sécurité, que ce soit pour des rendez-vous, des courses ou des activités culturelles. Le transport à la demande fonctionne aussi pour les résidents. Nos aînés ne seront pas exclus, mais bien intégrés dans une dynamique de territoire repensée pour tous.